31/05/2005

LES MILLE ET UNE CARTES

Les collectionneurs de timbres s'intéressent peu aux cartes postales, or celles-ci sont parfois le support de timbres peu communs et de marques postales intéressantes. Dans ces cas, on a tout à gagner à les rechercher.

Autrement, toute nue, c'est-à-dire privée de timbre ou d'oblitération, la carte, si elle représente un intérêt historique ou iconographique indéniable, ne concerne plus la philatélie, mais plutôt la cartophilie.

C'est une autre paire de manches quand un timbre est imprimé à même la carte postale. Ce timbre, qui peut être un fac-similé d'une vignette précédemment émise ou adopter un tout autre visuel, est assimilable au point de vue philatélique à un grand timbre-poste. On parle alors d'un entier postal. Qu'elle soit neuve ou ayant servi, cette pièce mérite d'être considérée. Le Canada commercialise de nombreux entiers postaux de ce type, destinés surtout aux touristes. Les plus récentes cartes postales préaffranchies, comme Postes Canada les désigne, ont été émises le 13 mai et reprennent les motifs des timbres de cette année consacrés au drapeau. Il y en a cinq, dont une montre une vue de Mont-Saint-Hilaire.

Mais le collectionneur avisé ne manquera pas de jeter son dévolu sur la carte maximum, qui est ni plus ni moins qu'une carte postale détournée de sa vocation première à des fins philatéliques. Elle est constituée d'une carte postale, d'un timbre apposé côté vue et d'une oblitération, présentant entre eux le maximum de concordance. Il existe des critères fixant les règles à suivre pour obtenir une telle pièce, mais tous, et notamment les administrations postales, ne s'y conforment pas en tout point. Pour connaître en détail ce produit, un détour par le site www.maximaphiles-francais.org sera profitable.

La carte maximum illustrée ici a été éditée par la Suède à l'occasion de l'émission d'un timbre pour célébrer la «Midsommar», une fête qui se tient pendant le week-end le plus proche du solstice d'été. Les Suédois dressent alors des mâts qu'ils décorent et autour desquels ils dansent. On voit ici deux fillettes, sages comme des images, qui portent dans leurs cheveux une couronne tressée avec des fleurs sauvages. Il s'agit bien sûr d'une vision idyllique des choses. L'oblitération, parée d'une fleur stylisée, indique le nom de Leksand, une commune située dans le centre du pays, qui est aussi le berceau de plusieurs traditions suédoises.

 


Jean-Pierre Durand collaboration spéciale, La Presse

07:24 Écrit par cplh | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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